La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, le 28 avril 2023, une réflexion sur la promotion d’une transparence accrue et une coordination mondiale entre les créanciers pour favoriser une restructuration ordonnée de la dette souveraine en Afrique, au cours de ses Assemblées générales annuelles prévues du 22 au 26 mai prochains à Charm el-Cheick en Égypte.
En effet, l’institution basée à Abidjan (Côte d’Ivoire) ne cache pas sa disponibilité à jouer un rôle prépondérant pour faire avancer cette problématique qui nécessitera des réformes pour mieux répondre aux défis actuels et permettre aux pays africains de bénéficier de financements adaptés à leurs besoins.
L’institution panafricaine, à travers le thème des Assemblées générales 2023 : « Mobiliser les financements du secteur privé en faveur du climat et de la croissance verte en Afrique », veut continuer de démontrer sa capacité à améliorer davantage ses capacités institutionnelles, la promotion de la transparence et de la responsabilité, ainsi que la coordination avec les institutions régionales et nationales.
Dans un contexte où le multilatéralisme est actuellement confronté à des défis de réponse face aux changements climatiques, aux conflits, aux fragilités sociales et aux pandémies, les organisations internationales devraient, selon la BAD, optimiser leurs ressources en engageant gouvernements, secteur privé et d’autres parties prenantes pour apporter des changements significatifs. D’où l’ambition pour le président du groupe de la BAD, Akinwumi Adesina, de développer un partenariat solide avec le groupe de la Banque mondiale. Une décision évoquée lors de la visité du candidat des États-Unis pour la présidence de la Banque mondiale, Ajay Banga, le 6 mars dernier dans les locaux de la BAD.
