De notre Envoyée Spéciale à Nairobi, Amadjiguene Ndoye
Les questions de sécurité en Afrique étaient au centre des discussions en ce deuxième jour du week-end annuel de la Fondation Mo Ibrahim qui se tient du 28 au 30 avril à Nairobi au Kenya. Un des points majeurs reste le conflit militaire qui secoue actuellement le Soudan. Un pays qui connaît un regain de tensions en raison d’une lutte de pouvoir entre deux généraux les plus puissants à la tête de différentes forces militaires.
Profitant de son allocution, l’ancien Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok a en effet appelé les protagonistes à cesser les hostilités et rétablir le dialogue afin de trouver une issue à cette crise. L’homme s’est dit profondément préoccupé par la crise actuelle qui secoue son pays.
« La guerre doit se terminer demain pour permettre au pays d’entrer dans la période de transition qui a commencé il y a trois ans. La paix est la seule option valable pour que le peuple évite de sombrer dans la guerre civile », a-t-il déclaré récemment.
Pour le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, la réponse de l’Afrique à cette crise doit être rapide avec d’éviter davantage de perte en vie humaine. « Je me propose, si les conditions sont réunis, d’engager le dialogue avec les deux protagonistes afin de mettre fin à conflit », a-t-il déclaré.
L’UA a notamment lancé un appel pour une aide humanitaire urgente au Soudan.
Selon les chiffres du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le Soudan compte au moins 1,5 million de personnes ayant besoin d’aide humanitaire à partir de 2022, le nombre le plus élevé en 11 ans.
