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Homosexualité en Afrique: fortes pressions sur l’Ougandais Yoweri Museveni

Alors que la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a adopté en 2014 la résolution 275, qui condamne les attaques par des acteurs étatiques et non étatiques contre des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre supposée ou réelle,  environ 30 des 54 pays membres de…

Alors que la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a adopté en 2014 la résolution 275, qui condamne les attaques par des acteurs étatiques et non étatiques contre des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre supposée ou réelle,  environ 30 des 54 pays membres de l’Union criminalisent toujours l’homosexualité. 

Poussant le bouchon encore plus loin, l’Ouganda est entrain de promulguer une loi criminalisant tout acte sexuel entre personnes de même sexe ainsi que la promotion de l’homosexualité. 

En effet, le 21 mars 2023, le Parlement ougandais a adopté le projet de loi anti-homosexualité, par 387 voix sur 389. Cependant, pour que le projet de loi soit adopté, le président Yoweri Museveni doit donner son assentiment à la nouvelle législation.

Le projet de loi qui cible particulièrement les LGBT impose également au peuple ougandais l’obligation de signaler les «actes d’homosexualité» sous peine d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à six mois.

Le président Yoweri Museveni qui avait 30 jours pour opposer son veto à la loi votée au parlement n’a pas exercé ce droit discrétionnaire mais ne l’a pas non plus approuvé en l’état demandant au parlement de la réviser en privilégiant la réhabilitation.Le délai a expiré le 21 avril et la loi doit donc repasser au parlement avec des amendements.

Les critiques nombreuses de par le monde ont-elles fini par faire reculer Kampala ? Le 20 avril 2023, le Parlement européen a adopté une résolution sur la dépénalisation universelle de l’homosexualité compte tenu des développements récents en Ouganda, qui a appelé le président Museveni à ne pas donner son assentiment au projet de loi anti-homosexualité ou à toute autre législation similaire à l’avenir. Les USA menacent le pays de sanctions économiques en cas de promulgation de ladite loi.

Personne ne doit être criminalisé pour ses orientations sexuelles ou son identité de genre”, déclare Agnès Collamard, Secrétaire Général d’Amnesty International. “Ce projet de loi va également à l’encontre d’une résolution sur la protection des personnes LGBTI approuvée par la Commission africaine, tandis que sa recommandation impitoyable de la peine de mort pour « homosexualité aggravée » en fait l’une des lois anti-LGBTI les plus extrêmes au monde et viole les normes internationales sur la peine de mort”. 


  
 
 
 
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