En marge des assemblées annuelles du printemps de la Banque mondiale et du FMI qui se sont déroulées du 10 au 16 avril 2023 à Washington DC, la Guinée a signé un accord de prêt concessionnel de 81 millions de USD avec la Banque mondiale. Un financement additionnel du projet d’appui à la gouvernance locale, en dépit des sanctions de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Selon le vice-président de la Banque mondiale, Zone Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, cet appui vise à soutenir les efforts des autorités guinéennes pour renforcer les défis du développement local et pour soutenir la résilience de l’économie guinéenne face aux chocs exogènes.
De l’avis de la ministre guinéenne du Plan et de la Coopération internationale, Rose Pola Pricemo, cet appui des institutions de Bretton Woods va permettre de financer en partie le « Programme de référence intérimaire (PRI) ». Cadre d’intervention de l’État et de ses partenaires sur les actes de développement initié par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) et qui se substitue au Plan national de développement économique et social (PNDES).
Le gouvernement guinéen vise la mobilisation de 108 000 milliards GNF (environ 12,5 milliards USD) pour financer son PRI.
En rappel, le pays est la cible d’une série de sanctions de la CEDEAO qui a suspendu toute assistance et transaction financière en sa faveur par les institutions financières régionales, notamment la BIDC. Ce, après avoir relevé des « progrès insuffisants » réalisés en ce qui concerne l’établissement d’un « chronogramme de transition acceptable » par le colonel Doumbouya et son équipe aux affaires depuis le coup d’Etat du 5 septembre 2021.
