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Centrafrique : les dessous de la cession des actifs de TotalEnergies

La fin des activités de TotalEnergies en Centrafrique est quasiment actée avec le rachat annoncé des actifs de la filiale locale du groupe français par la firme libyenne Tamoil. Les deux parties se seraient accordées sur les grandes lignes de cette transaction et devraient se retrouver courant avril sur le sol centrafricain en vue de…

La fin des activités de TotalEnergies en Centrafrique est quasiment actée avec le rachat annoncé des actifs de la filiale locale du groupe français par la firme libyenne Tamoil. Les deux parties se seraient accordées sur les grandes lignes de cette transaction et devraient se retrouver courant avril sur le sol centrafricain en vue de finaliser cet accord commercial.

Sous réserve de la publication du montant total de la transaction, des sources proches du dossier révèlent que Tamoil va racheter 25 % d’actions détenues par TotalEnergies dans la Société centrafricaine de stockage des produits pétroliers (SOCASP) et prendre également le contrôle de neuf stations-service exploitées par cette firme française.

Officiellement, depuis 2022, TotalEnergies n’est plus « intéressée » par le marché centrafricain, jugé « moins lucratif » au regard du contexte inflationniste international qui frappe notamment le secteur pétrolier. Ce retrait s’inscrivant dans une stratégie de redéfinition globale des activités sur le continent de TotalEnergies marketing et service, la branche distribution du groupe.

D’après des informations, au-delà d’une conjoncture difficile invoquée en sus, le départ annoncé de TotalEnergies s’apparente davantage à une « expulsion déguisée », sa présence dans ce pays étant de plus en plus récusée du fait des accusations « réelles ou supposées » de son implication dans le financement des groupes armés visant à déstabiliser le régime depuis que ce dernier a pris des distances vis-à-vis de la France pour se rapprocher d’autres partenaires, notamment la Russie.

Autrement dit, ledit accord intervient dans un contexte sociopolitique tendu pour le géant français des produits pétroliers qui fait l’objet des polémiques récurrentes depuis quelque temps. C’est donc loin d’être un hasard si les responsables de Tamoil devraient au préalable rencontrer cette semaine le chef de l’Etat centrafricain Faustin Archange Touadéra avant de finaliser l’acquisition des actifs de la compagnie française.

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