Les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale se tiennent du 10 au 16 avril 2023 sous fond d’une croissance mondiale en deçà de 3% (FMI). Le Fonds Monétaire International ne prévoyant pas en outre une croissance mondiale dépassant les 3% en moyenne annuelle d’ici à 2028, soit, comme l’a rappelé Kristalina Georgieva, « notre perspective la plus faible à moyen terme depuis 1990 ».
Fin mars, la Banque Mondiale s’était montrée encore plus négative, tablant sur une croissance mondiale annuelle de 2,2% en moyenne d’ici à 2030, la plus faible décennie depuis plus de 40 ans.
David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale, et Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international, ouvriront les Réunions de printemps en se penchant sur les défis complexes auxquels est confrontée l’économie mondiale, lors d’un événement qui sera placé sous le thème: « La voie à suivre : redéfinir le développement et renforcer la résilience ».
Trois sujets majeurs seront à l’agenda pendant les six jours de réunions : la guerre en Ukraine et les perspectives économiques mondiales, la restructuration des dettes croissantes des pays en développement et, plus généralement, le rôle du FMI dans la lutte contre le changement climatique, le financement de l’adaptation et de l’atténuation.
Le sujet de la dette est très attendu par les pays du Sud. Conséquence de la hausse des taux, 15% des pays à bas revenus sont en crise de la dette, a rappelé la directrice générale et 40% d’autres sont proches de cette situation, sans parler des pays émergents comme la Tunisie, le Pakistan ou encore le Ghana.
