La commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a dévoilé l’évolution du niveau général des prix (inflation) sur les 8 pays de l’union entre février 2022 et février 2023 à travers l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC). Il en ressort que cet indicateur a progressé de 5,7% en février 2023 dans la zone UEMOA, comparativement à son niveau de février 2022, montrant une évolution des prix des biens et services.
Trois pays ont été le plus touchés par l’inflation au cours de la période considérée. Il s’agit respectivement de la Guinée Bissau avec un taux d’inflation de 10,3% en glissement annuel, du Sénégal (9,4%) et du Bénin (6,7%).
Pour ce classement, le Burkina Faso pointe à la quatrième place avec un taux de 6,1%. Le Mali arrive au cinquième rang avec un taux d’inflation de 5,9% tandis que le Togo campe à la sixième position avec un taux de 5,2%. Et enfin la Côte d’ivoire et le Niger ferment la marche avec respectivement des taux de 4,9% et 1,1%.
Pour la Guinée-Bissau, la montée du niveau global des prix en glissement annuel découle surtout de l’augmentation des prix des produits des secteurs primaire (13,2%), secondaire (11,6%) et tertiaire (5,3%).
S’agissant du Sénégal, cette hausse est liée essentiellement aux évolutions de prix enregistrées pour les « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (11,6%), « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » (8,7%),« Loisirs et culture » (16,0%), « Articles d’habillement et chaussures » (5,2%) et« Restaurant et hôtel » (9,5%).
Au Bénin, la hausse des prix émane de toutes les rubriques avec 21,5% pour les produits de l’énergie et de 5,5% pour les produits frais.
De son côté, la montée du niveau global des prix au Burkina Faso est due à l’augmentation des prix dans les différentes rubriques de la nomenclature secondaire notamment les produits frais (9,9%) et de l’énergie (20,1%).
Concernant le Mali, la progression observée en un an sur le niveau général des prix fait suite à l’accroissement des niveaux de prix des produits frais (5,5%), de l’énergie (15,3%) et des hors produits frais et énergie (2,7%).
Pour le Togo, la hausse en glissement annuel s’explique par les variations du niveau des prix des « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées »(1,5%), « Transport » (17,2%), « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » (4,4%), « Restaurant et hôtel » (10,4%), « Meubles, articles de ménages et entretien courant du foyer » (8,4%) et « Articles d’habillement et chaussures » (7,0%).
L’évolution en glissement annuel de l’indice pour la Côte d’ivoire est due à l’accroissement des produits frais (4,9%), de l’énergie (9,0%) et hors produits frais et énergie (4,5%).
Pour le Niger, cette hausse découle surtout de l’augmentation du niveau des prix des produits de l’énergie (3,8%) et des hors produits frais et énergie (4,3%).
Inflation modérée en février 2023
Selon le rapport de la commissio de l’Uemoa, l’IHPC a connu une légère hausse de 0,1% au mois de février, comparé à celui de janvier 2023. Cela s’est traduit par une légère évolution de l’inflation dans les pays membres ou certains ont même passé à des taux négatifs.
En rythme mensuel, le taux d’inflation s’est situé à 0,7% en Guinée-Bissau , en Côte d’Ivoire (0,4%), au Sénégal (0,4%) et au Burkina Faso (0,3%) et d’autre part des évolutions à la baisse des niveaux de prix au Togo (-1,1%), au Niger (-0,3%) et au Mali (-0,3%). Au Bénin, l’indice est demeuré quasi stable en variation mensuelle en février 2023.
Une inflation en moyenne annuelle supérieure à 7%
Le document révèle que le taux d’inflation en moyenne annuelle de février 2023, s’est chiffré à 7,3% au niveau régional. Et de constater que cette inflation a été supérieure à 3% dans la quasi-totalité des Etats membres de l’Union.
Sur ce, par ordre décroissant, les taux d’inflation sont de 13,7% au Burkina Faso, 10,3% au Sénégal, 9,3% au Mali, 8,5% en Guinée-Bissau, 7,3% au Togo, 5,2% en Côte d’Ivoire, 3,6% au Niger et 1,2% au Bénin.
