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Guinée: pression américaine sur Mamadi Doumbouya

Aux affaires depuis le renversement du régime d’Alpha Condé le 5 septembre 2021, le colonel Mamadi Doumbouya devrait rendre le pouvoir en janvier 2025 selon un chronogramme fixé au terme de concertations avec la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la communauté internationale. Justement, l’ambassadeur américain en poste à Conakry, Troy Fitrell,…

Aux affaires depuis le renversement du régime d’Alpha Condé le 5 septembre 2021, le colonel Mamadi Doumbouya devrait rendre le pouvoir en janvier 2025 selon un chronogramme fixé au terme de concertations avec la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la communauté internationale. Justement, l’ambassadeur américain en poste à Conakry, Troy Fitrell, a tenu à rappeler à la junte à ses engagements dans un communiqué aussi diplomatique que ferme.

Les USA qui ont voté un programme de 50 millions de dollars à la Guinée sous forme d’assistance technique disent avoir lancé un « compte à rebours pour la démocratie » sur les réseaux sociaux. Selon le décompte visible sur le site de l’ambassade américaine, la junte devrait rendre le tablier dans 670 jours.

« Ce compte à rebours, lit-on dans la missive, reconnaît et célèbre l’engagement du président Doumbouya et des autorités de transition à achever la transition le 1er janvier 2025 ».

Désireux de voir Conakry revenir sous la bannière civile, l’Oncle Sam a débloqué 15 millions de dollars supplémentaires en janvier dernier pour « soutenir tous les aspects d’un processus électoral transparent, inclusif, légal, politique et électoral ».

Et l’ambassadeur d’enchaîner en s’adressant au chef de la junte. « Le 1er janvier 2025, nous serons là pour encourager et soutenir la nouvelle démocratie guinéenne que vous créerez et qui présidera pendant des générations. Ensemble pour la Guinée ! »

Évidemment, la missive américaine a eu le don d’offusquer le tombeur d’Alpha Condé. « Ce compte à rebours donne l’image d’un surveillant de classe veillant sur des élèves en examen, ce qui est évidemment inacceptable pour un pays jaloux de sa souveraineté et de son indépendance comme la République de Guinée», a pesté le ministre guinéen des Affaires étrangères Morissanda Kouyaté, rappelant l’engagement de la junte à se retirer au bout d’une période dite de transition de 24 mois.

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