La Commission bancaire de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa), organe de surveillance et de contrôle des banques et établissements financiers, a exhorté les établissements de crédits et aux compagnies financières de prendre des précautions dans la distribution de dividendes au titre de l’exercice 2022. Dans son communiqué daté du 16 mars, l’institution régionale recommande également à ces derniers de renforcer leurs ressources et de veiller sur toute opération susceptible de se traduire par une rémunération des actionnaires.
L’organe a fait savoir que cette directive se justifie du fait qu’on est dans un contexte caractérisé par une augmentation importante du risque opérationnel induite par la digitalisation accrue des activités et la recrudescence de la cybercriminalité.
La commission a mentionné que l’incertitude économique régionale et mondiale due surtout à la situation sécuritaire du Sahel et à la guerre en Ukraine impose à la BCEAO d’ajuster sa politique monétaire pour faire face aux chocs notamment l’inflation. Une situation, souligne-t-elle, qui oblige l’institut d’émission à augmenter son taux directeur pour stabiliser les prix.
Mais cette politique pourrait constituer des contraintes importantes pour la liquidité des banques avec notamment une hausse du coût du crédit entraînant une baisse des crédits bancaires. Une situation qui affecte le marché boursier de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). Ce dernier en manque de liquidité ne pourra pas assurer convenablement le financement des entreprises et des Etats en quête de fonds pour faire face à leurs déficits budgétaires.
Sur ce, la commission demande aux institutions financières, aux sociétés notamment celles cotées en bourse de se conformer aux normes prudentielles afin d’éviter des situations désastreuses. Une démarche, qui aura sans doute, selon certains observateurs, une conséquence sur la manière de distribuer les dividendes mais également la valorisation des actions sur le marché (cotation des actions sur le marché boursier).
