La Société financière internationale (IFC), filiale de la Banque mondiale axée sur le secteur privé dans les pays émergents, a annoncé mercredi 22 mars avoir noué un partenariat avec la Commercial International Bank (CIB), la plus grande banque du secteur privé d’Égypte, pour l’aider à intégrer les risques financiers liés au climat dans son portefeuille.
Dans un communiqué, l’institution a indiqué qu’elle va procéder à un examen initial du portefeuille contre le risque climatique de CIB et développera ensuite une méthodologie de planification de scénarios et de tests de résistance pour la banque. Selon la même source, cette nouvelle collaboration est une continuité logique pour soutenir CIB car en 2021, l’IFC a investi 100 millions USD lors de sa première émission obligataire verte.
IFC a noté qu’avec son soutien, CIB a également développé la première ligne de crédit entièrement dédiée aux bâtiments écologiques certifiés en Afrique du Nord.
« Ce partenariat permettra d’améliorer encore le processus d’intégration des risques liés au climat dans le cadre de gestion des risques existant de la Banque, ainsi que de soutenir l’alignement sur l’évolution des normes internationales et les meilleures pratiques à cet égard », a déclaré Talha Karim, Chief Risk Officer de CIB ajoutant que « les risques financiers liés au climat deviennent de plus en plus pertinents pour les institutions financières ».
Selon les statistiques officielles, le portefeuille actuel d’investissement et celui de conseil d’IFC s’élèvent respectivement à 1,5 milliard USD et à 32,5 millions USD en Egypte. Pour leur part, les investissements climatiques sont estimés à 1,8 milliard USD depuis 2016 y compris la mobilisation, les énergies renouvelables, le financement vert, l’écologie.
