Almamy Mbengue, directeur du département Développement pays de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), a déclaré ce vendredi 17 mars à Abidjan, que l’institution réduit ses taux d’intérêt de 7,55% à 6,55%, soit une baisse de 100 points de base pour une période de 10 ans. Objectif, « attirer plus le secteur privé ».
Le responsable se prononçait au cours d’un petit-déjeuner d’affaires organisé entre la BOAD et la Chambre de commerce et d’industrie libanaise en Côte d’Ivoire pour échanger sur les possibilités de financement qu’offre la BOAD. « Nous savons que les entreprises libanaises en Côte d’Ivoire sont très dynamiques et elles contribuent fortement au PIB ivoirien », a-t-il déclaré.
« Il y a un potentiel de financement qui est là et nous nous sommes dits : ‘on l’a fait avec Eurocham, on l’a fait avec la Cgeci, il nous fallait le faire avec la Chambre de commerce libanaise’. Conformément à l’engagement qui a été pris lors de la table ronde de financement du PND ivoirien pour la période 2021 2025, nous avons dédié 60% de nos financements au secteur privé. Donc il nous fallait prospecter ce vivier qui est la Chambre de commerce et d’industrie libanaise en Côte d’Ivoire », a ajouté Almamy Mbengue.
Au regard du nouveau plan Djoliba, la BOAD compte injecter 3300 milliards FCFA dans l’UEMOA. Lors du groupe consultatif du PND 2021-2025 pour la Côte d’Ivoire, la banque a promis un financement de plus de 600 milliards FCFA qui devrait passer à plus de « 900 milliards FCFA avec l’augmentation de son capital », d’après le chef de la mission résidente en Côte d’Ivoire de la BOAD, Franchy Nago.
Selon Almamy Mbengue, la banque a bouclé son augmentation de capital avec un volume de financement plus important. Les taux présentés, pour lui, sont des taux indicatifs. « Mais le message que nous voudrions faire passer, c’est qu’il y a un effort qui a été fait parce que les Etats nous ont soutenu à travers l’augmentation de capital ».
Le représentant de la Chambre de commerce et d’industrie libanaise, M. Badredine, a déclaré pour sa part que les entreprises locales ont besoin de financement mieux structuré. Une période de près de 10 ans pour un taux de pratiquement 6%, dira-t-il, constitue un aspect très intéressant pour les entreprises locales qui ont besoin de ce type de financement. « Mais nous souhaitons que ce taux soit encore revu à la baisse, jusqu’à 3%. Ce sera un atout pour le développement des entreprises ivoiriennes. Aujourd’hui il faut avoir accès à tout type de financement, je pense que la BOAD est la bienvenue dans le secteur privé ».
