Les marchés ont dévissé le 15 mars 2023 après la chute record de Crédit Suisse en Bourse. La banque helvétique fondée en 1856 a vu son action se déprécier de 30% pour atteindre un niveau historique de 1,55 Franc suisse à la mi-journée.
En dépit de l’intervention de son président pour rassurer le marché, Crédit Suisse a clôturé en baisse de 24,24 % à 1,697 franc suisse. L’effet domino tant redouté depuis la faillite vendredi dernier de la Silicon Valley Bank (SVB) aux USA ne relève pas que d’une vue d’esprit. Dans le sillage de la deuxième banque suisse, la Française BNP Paribas perdait 10% et sa rivale Société Générale 12%.
Outre Atlantique, la pression monte sur les banques américaines en période de resserrement monétaire. Moody’s voit la perspective négative pour ces banques.
Concernant Crédit Suisse, la débâcle serait partie d’une petite phrase prononcée par Ammar al-Khudairy, président de la Saudi National Bank, actionnaire à 9,8% depuis novembre dernier. Or, le saoudien déclare qu’il ne compte « absolument pas » injecter davantage d’argent pour « plusieurs raisons » alors que côté alpin, on tenait pour acquis son franchissement du seuil à hauteur de 10%.
Empêtrée dans une série de scandales, la banque suisse qui a perdu 83 % de sa valeur depuis mars 2021 a besoin du sauvetage des autorités ou de ses actionnaires.
