Officiellement déclarée en faillite à la suite d’une panique bancaire, le 10 mars 2023, la triste fin de la Silicon Valley Bank (SVB) n’est pas sans rappeler un autre épisode douloureux de la finance mondiale: la crise économique et financière de 2008 provoquée en juillet 2007 par la crise des prêts hypothécaires à risques, les subprimes, provoquant la chute de Lehmann Brothers en octobre de la même année et débouchant sur une crise financière mondiale sans précédent.
Pour éviter l’effet de panique, rassurer les déposants américains et les banques européennes, l’administration Biden a pris des mesures immédiates pour contenir tout effet de contagion. Déjà, dimanche, les autorités américaines ont annoncé qu’ils vont garantir le retrait de l’intégralité des dépôts des clients de la SVB ; la réserve fédérale américaine (FED) a quant à elle mis sur la table 25 milliards de dollars tout en annonçant sa disposition à prêter des fonds à des banques qui seraient en difficultés pour couvrir les retraites des dépôts clients.
Selon certains spécialistes, les mesures déployées par beaucoup de pays afin de lutter contre l’inflation, notamment les hausses brutales des taux d’intérêt ont contribué à fragiliser les banques. Les pertes de la réserve fédérale américaine évaluées à 600 milliards ont provoqué une crise de confiance et une panique, qui a coïncidé avec une situation intenable pour la Silicon Valley Bank.
Malgré les déclarations du président américain Joe Biden, visant à rassurer, la plupart des grandes places financières européennes et asiatiques ont dévissé ce lundi sous l’effet de la peur d’une contagion.
