La Banque africaine de développement (BAD) a émis, le 7 mars 2023, une obligation globale Benchmark d’un montant de 2 milliards USD à 5 ans d’échéance. Cette transaction marque la première émission obligataire de l’année.
Ces ressources devront permettre de financer des projets de développement en Afrique notamment dans les secteurs de l’agriculture, de la santé, de l’éducation et des infrastructures. L’opération s’est déroulée avec succès, selon la BAD, car elle a attiré un carnet de commandes de plus de 3,5 milliards USD auprès de 95 investisseurs, dont des banques centrales et des institutions de renommées internationales.
L’institution panafricaine a indiqué que son papier a fait l’objet de convoitise des investisseurs avec une offre qui a dépassé les 3,5 milliards USD dans la journée du mardi 7 mars à 10h 28 mn, heure de Londres. Cette forte demande, souligne-t-elle, a obligé les agents à resserrer le spread de 2 points de base (Pb) et de le fixer à SOFR mid-swaps +33Pb.
La transaction a été officiellement lancée à 12h 54mn, heures de Londres, avec un montant de 2 milliards USD, mais cotée à 17h58mn, heure de Londres, au SOFR mid-swaps plus 33 Pb, ce qui équivaut à un rendement de réoffre de 4,435% et à un écart de 14,3 Pb par rapport au Trésor américain à 5 ans.
À noter que Barclays, Credit Agricole CIB, Deutsche Bank, JP Morgan, TD Securities ont été les principaux arrangeurs de l’opération.
La BAD qui gère plus de 14 milliards USD de liquidité fait recours à une large gamme d’instruments financiers dont les obligations à taux fixe, les swaps d’actif. Ceci dans le cadre d’optimiser son portefeuille pour financer convenablement les projets de développement du continent.
