Conformément au protocole d’accord signé en juillet 2021 avec le gouvernement kényan pour réduire son empreinte carbone dans le secteur énergétique, Eni, le géant italien des hydrocarbures, réaffirme son engagement dans ce sens. En effet, le président directeur général du groupe, Claudio Descalzi, a rencontré ce jeudi 2 mars le président kenyan William Samoei Ruto pour évoquer ses activités, projets et initiatives de décarbonation dans le pays.
Dans cette optique, indique un communiqué, les deux hommes ont abordé des questions relatives à la mobilité électrique, aux énergies renouvelables (en particulier solaire, éolienne et géothermique) et à la valorisation énergétique des déchets. Ils ont également discuté des programmes qui doivent être finalisés dans les prochains mois.
Selon la même source, les deux parties ont évoqué le programme de production d’huile végétale destinée au bioraffinage, lancé au Kenya en 2022. Un premier ‘agri-hub’ d’une capacité de 15 000 tonnes/an qui alimente déjà la raffinerie de Gela, en Italie.
Eni ambitionne de lancer un deuxième ‘agri-hub’ au cours du deuxième semestre 2023 ainsi que d’autres dans l’avenir, pour atteindre un objectif de production de 200 000 tonnes/an d’ici 2026. « Ce modèle a été étendu dans d’autres pays africains, contribuant à intégrer le continent dans le processus du développement durable qui prône une exploitation vertueuse de l’environnement », assure l’italien.
Présent au Kenya depuis 2013 à travers sa filiale Eni Kenya, qui est présente dans six blocs d’exploration en mer, le groupe Eni s’est engagé à accompagner le pays à promouvoir d’autres sources d’énergies propres. Une initiative qui entre en droite ligne avec son objectif de zéro émission carbone d’ici 2050.
