L’agence de notation financière S&P Global Ratings a indiqué, mercredi 1er mars, que l’arrêt du complexe de gaz naturel liquéfié (GNL) au Mozambique par le pétrolier français TotalEnergies SE pèse sur la capacité de remboursement du service de la dette du pays.
L’agence a soutenu que l’Etat misait beaucoup sur ce projet de 20 milliards USD, considéré comme le plus gros investissement privé d’Afrique, pour renflouer ses caisses. Et du coup honoré aisément le remboursement du service de sa dette, jugée viable par le FMI sans les revenus du projet de TotalEnergies.
Pour Samira Mensah, analyste senior du crédit chez S&P, même si le pays de l’Afrique de l’est a exporté en novembre dernier sa première cargaison de GNL, ces revenus ne seront pas consistants pour couvrir les paiements de la dette.
S’exprimant sur l’arrêt du projet, Patrick Pouyanné, président-directeur général de Total, a souligné que sa structure est en train d’examiner un rapport d’experts sur la situation sécuritaire du pays pour ensuite prendre une décision prochainement.
Pour rappel, à fin 2021, le groupe Total a pris la décision de suspendre son gigantesque projet gazier dans le nord-est du Mozambique, pour des raisons sécuritaires. Le gouvernement étant, en effet, opposé depuis 2017 à l’insurrection de groupes salafistes djihadistes.
