A l’issue du conseil des ministres de ce mercredi 1er mars tenu à Abidjan, le gouvernement ivoirien a annoncé sa décision de procéder au retour de ses ressortissants vivant sur le sol tunisien et victimes des conséquences des propos du président tunisien Kaïd Saed.
« L’ensemble de cette opération, aussi bien le coût du transport, l’aide financière apportée en Tunisie et le pécule qui leur sera accordé, coûtera à l’État de Côte d’Ivoire, un peu plus d’un milliard de FCFA », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.
Sur un effectif de 725 Ivoiriens recensés par les autorités ivoiriennes en Tunisie, il y a 500 volontaires au retour en Côte d’Ivoire. La compagnie Air Côte d’Ivoire a été réquisitionnée pour ces opérations de retour de ces ivoiriens de Tunisie.
C’est le 21 février dernier que le président tunisien a tiré à boulet rouge sur les migrants subsahariens. Soulignant qu’ils sont la source de «violence, de crimes et d’actes inacceptables» et qu’il fallait mettre fin à l’arrivée de «hordes des migrants clandestins». Pour lui, cette immigration clandestine relevait d’une « entreprise criminelle ourdie à l’orée de ce siècle pour changer la composition démographique de la Tunisie».
Des propos condamnés plus tard par l’Union africaine à travers un communiqué.
