Le Groupe d’action financière (GAFI), l’instance internationale qui lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, a placé l’Afrique du Sud sur sa liste grise ainsi que le Nigeria, la semaine dernière. Le Maroc quant à lui paie les résultats des reformes et quitte cette liste.
Le GAFI, qui tenait son assemblée générale à Paris du 20 au 24 février, loge ainsi pas moins d’une dizaine de pays africains dans la catégorie « juridiction sous surveillance accrue » pour non-conformité de leurs lois avec les normes de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Figurer sur liste grise du GAFI pourrait augmenter le coût des affaires dans un pays comme l’Afrique du Sud confrontée à un ralentissement économique, mais également une baisse des investissements étrangers, la difficulté des transferts de fonds à l’étranger ou des transactions bancaires internationales.
Si cette décision a des conséquences plus ou moins relatives pour certains pays africains, elle pourrait avoir des conséquences encore plus lourde pour l’Afrique du Sud, l’une des premières places financières du continent. « Le fait d’être signalé par le GAFI conduirait certainement à l’inscription de l’Afrique du Sud sur la liste noire du Royaume-Uni et de l’Union européenne (UE), ce qui expulserait le pays du système financier mondial », a averti le directeur général du groupe bancaire sud-africain Standard Bank.
Sur les 23 pays figurant sur la liste grise actualisée du GAFI, les 10 pays africains inscrits sont : l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, le Mali, le Mozambique, le Nigeria, l’Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC), le Sénégal, le Soudan du Sud et la Tanzanie.
