Cette dégradation à « défaut restreint » annoncée par Fitch Ratings ce mardi 21 février, est consécutive à un défaut de paiement du coupon de l’un de ses eurobonds, suspendu par Accra depuis décembre 2022 pour crise financière.
L’agence de notation américaine Fitch précise par ailleurs avoir placé la note souveraine du Ghana à défaut émetteur en devises étrangères à long terme. Ce, pour n’avoir pas honoré le paiement du coupon de 40,6 millions de dollars à cause de l’expiration de l’échéance du 17 février 2023, sur un eurobond d’un milliard de dollars qui arrivera à maturité en janvier 2026.
Avec une dette globale estimée à 105 % du PIB en 2022, une inflation et une dépréciation monétaire qui dépassent 50%, le pays a été contraint de frapper aux portes des institutions de Bretton Woods. Notamment le FMI qui l’a invité à restructurer sa dette évaluée à 38 milliards de dollars, condition pour bénéficier d’un plan de sauvetage de 3 milliards de dollars.
