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Côte d’Ivoire : combler le gap d’accès à l’eau potable préoccupe les acteurs internationaux réunis à Abidjan

La bataille de l’eau et de l’assainissement en Afrique nécessitera au moins une multiplication par 12 des taux de progrès actuels en matière d’eau potable et par 20 pour l’assainissement. Un défi annoncé par le Premier ministre ivoirien Patrick Achi à l’ouverture du 21e congrès international de l’eau et de l’assainissement couplé à la 7e…

La bataille de l’eau et de l’assainissement en Afrique nécessitera au moins une multiplication par 12 des taux de progrès actuels en matière d’eau potable et par 20 pour l’assainissement. Un défi annoncé par le Premier ministre ivoirien Patrick Achi à l’ouverture du 21e congrès international de l’eau et de l’assainissement couplé à la 7e conférence internationale sur la gestion des boues et vidange, ce lundi 20 février à Abidjan.

Ces actions qui pourront combler le gap d’accès à l’eau potable et améliorer les conditions de vie des populations du continent vont nécessiter plus d’effort, en plus de ceux déjà consentis dans la réalisation de plusieurs projets sous l’acronyme de l’AAE. Car, entre 2000 et 2020, près de 420 millions d’Africains manquent encore d’un service d’eau potable de base, soit 1 habitant sur 3 alors que la population croît ; seulement 6% des terres cultivées sont irriguées en plus du dérèglement climatique et la guerre en Ukraine, observe Patrick Achi.

Cependant, le président de l’Association africaine de l’eau (AAE), Silver Mugisha, affirme de son côté que les défis sont connus et systémiques, raison de cette rencontre internationale pour apporter des solutions claires notamment dans l’innovation, le financement, la facilitation de l’accès au marché financier. En matière d’innovation, les acteurs se disent satisfaits de ce congrès avec la participation de l’Alliance pour la gestion des boues de vidanges (FSMA).

Selon le ministre ivoirien de l’Assainissement et de l’Hydraulique, Bouaké Fofana, l’eau et assainissement sont des vecteurs d’une agriculture durable et productive pour le développement du continent. Car, dit-il, les déchets de boue et vidange permettent de produire des engrais qui améliorent durablement la structure du sol, sa stabilité et sa fertilité.

Le président du comité d’organisation, Ahmadou Bakayoko, indique que ce congrès sera un record d’affluence, avec également la présence des partenaires financiers.

Selon Ouattara Oumar, le directeur pays de la Banque islamique de Développement (BID), l’institution affiche ses ambitions d’accompagner le secteur de l’eau et de l’assainissement dont les investissements représentent 1,5% du PIB mondial et un retour sur investissement de 200%. En Côte d’Ivoire, la BID a investi 426 millions de dollars. Pour ce congrès, au nom des partenaires financiers, cette banque de développement rassure qu’elle est prête à examiner les projets de financement pour améliorer l’impact des interventions.

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