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Tunisie : Détérioration de la situation hydrique pour la campagne 2022-2023

La situation hydrique pour la campagne 2022-2023 s’est considérablement détériorée en relation avec le manque de précipitations enregistrées durant la période écoulée, a souligné la Banque Centrale de Tunisie (BCT) dans sa Périodique de conjoncture de janvier 2023. Selon l’Institut d’émission tunisien, cette situation induit ainsi <<une baisse du taux de remplissage des barrages qui…

La situation hydrique pour la campagne 2022-2023 s’est considérablement détériorée en relation avec le manque de précipitations enregistrées durant la période écoulée, a souligné la Banque Centrale de Tunisie (BCT) dans sa Périodique de conjoncture de janvier 2023.

Selon l’Institut d’émission tunisien, cette situation induit ainsi <<une baisse du taux de remplissage des barrages qui s’est limité à 28,9%, au 26 janvier 2023, contre 49,4% durant la même période un an plus tôt>>. Les services de la BCT notent par ailleurs que cette situation devrait impacter négativement l’activité du secteur agricole, en particulier, les grandes cultures.

Dans ce cadre, souligne la BCT, les préparatifs pour la campagne céréalière ont démarré dans des conditions climatiques difficiles avec des superficies à emblaver estimées à 1.283 mille hectares dont 630 mille hectares de blé dur, 579 mille d’orge et 74 mille de blé tendre et triticale, contre 1.253 mille hectares au titre de la campagne précédente.

Pour le secteur de l’arboriculture, la récolte de l’huile d’olive pour la campagne 2022- 2023 devrait atteindre 180 mille tonnes contre 240 mille tonnes enregistrées au cours de la campagne précédente, soit une contraction de 25%.

De même, la production attendue des dattes et des agrumes, pour la même saison, connaîtra un repli de 7,6% et 15,9%, respectivement, pour atteindre 340 mille et 290 mille tonnes.

Quant à la balance alimentaire, la BCT note qu’elle elle s’est soldée, durant l’année 2022, par un déficit de 2,920 milliards de dinars (934,400 millions de dollars) contre 1,942 milliard de dinars (621,440 millions de dollars) une année auparavant. <<Ce creusement est imputable, principalement, à la poursuite de la hausse des importations (+37,5% contre +12,6% en 2021) et ce, en dépit d’une reprise des exportations (+32% contre -5,8%), notamment celles de l’huile d’olive (+46,2% en valeur)>>, avance la BCT. Par conséquent, le taux de couverture s’est détérioré de 2,8 points de pourcentage pour revenir à 67,4%.

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