Visé par une citation directe par le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang, l’opposant Ousmane Sonko devrait faire face à la justice ce 16 février. « J’irai répondre au juge et j’appelle tous les sénégalais à aller au tribunal » a notamment déclaré le président du Parti Africain du Sénégal pour le Travail, l‘Ethique et la Fraternité (PASTEF), face aux médias. «C’est une audience publique, tout citoyen sénégalais a le droit d’y assister sans heurts. Ils nous donnent l’occasion de révéler aux populations ce qu’ils ont fait du Prodac », a-t-il notamment déclaré.
Ousmane Sonko est accusé de diffamation par le ministre Mame Mbaye Niang sur la base d’un rapport qui n’existe pas. L’opposant avait accusé publiquement le ministre de détournement de 29 milliards de Franc CFA dans le Programme des domaines Agricoles Communautaire (PRODAC) en mentionnant un rapport de l’Inspection Générale d’Etat (IGE). Invité à présenter ses preuves à la Division des Investigations Criminelles (DIC), le maire de Zuguinchor avait rectifié ses propos, reconnaissant s’être trompé de sigle et évoquant un rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF).
Reste à savoir si Ousmane Sonko sera en mesure de fournir le rapport dont il faisait allusion dans ses propos. C’est tout l’enjeu juridique de sa comparution de ce 16 février dans une ville de Dakar où les spéculations vont bon train à propos d’éventuelles conséquences de ce procès sur les présidentielles de 2024.
Candidat déclaré à la candidature, Ousmane Sonko devra aussi faire face dans les jours à venir à la très médiatisée affaire Sweet Beauty où il est cette fois-ci accusé de viol par une jeune masseuse du nom de Adji Sarr. « Le système de Macky Sall est aux abois. Seule la justice lui reste comme arme pour mépriser ses adversaires politiques » déclare le leader des patriotes qui accuse le pouvoir d’être derrière ses déboires judiciaires. A la justice de dire le droit.
