À moins de deux semaines de l’élection présidentielle au Nigéria (prévue le 25 février prochain), Fitch Ratings prévient que l’élection d’un nouveau président peut avoir un impact significatif sur le profit de crédit du pays. L’agence de notation financière avait abaissé, en novembre dernier, sa note crédit de « B » à « B- », avec une perspective stable. Une dégradation justifiée surtout par une détérioration continue des coûts du service de la dette.
Dans sa note publiée ce mardi 14 février, Fitch estime que la première économie d’Afrique a du mal à assainir ses finances publiques en raison des subventions du carburant, qui devraient être réduites en 2023 et supprimées dans le long terme. L’agence soutient que la prochaine administration subira probablement des pressions pour la poursuite de ce sentier.
Concernant la production pétrolière, Fitch s’attend à une certaine amélioration pour aider à compenser la baisse des prix du pétrole en 2023.
Selon ses statistiques, le pays de l’Afrique de l’ouest a prévu 1,69 mb/j pour cette année, inférieure à son quota OPEP de 1,8 mb/j. Une offre toujours confrontée à des problèmes sécuritaires.
Dans ses perspectives, Fitch prévoit que le nouveau gouvernement fédéral peut mener une réforme du taux de change. Et de recommander qu’un régime de taux de change plus flexible serait probablement positif à long terme pour le profil de crédit du Nigéria, bien que l’ajustement économique initial puisse présenter des risques macro-budgétaires.
A ce jour, l’économie du Nigeria est caractérisée par une dégradation de sa monnaie, une inflation record, une dette qui prend l’ascenseur et évaluée à 102 milliards USD en 2022.
