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Sénégal : Macky Sall plaide pour le renforcement des infrastructures en Afrique

Le président sénégalais Macky Sall, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine (UA), a pointé du doigt le manque de financement ainsi que les nombreux défis auxquels les infrastructures physiques et numériques sont confrontées en Afrique. S’exprimant en marge du deuxième sommet sur le financement des Infrastructures en Afrique ouvert ce jeudi 2 février…

Le président sénégalais Macky Sall, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine (UA), a pointé du doigt le manque de financement ainsi que les nombreux défis auxquels les infrastructures physiques et numériques sont confrontées en Afrique. S’exprimant en marge du deuxième sommet sur le financement des Infrastructures en Afrique ouvert ce jeudi 2 février à Dakar, le chef de l’Etat a profité de cette tribune pour faire l’état des lieux.

Devant plusieurs personnalités dont le Rwandais Paul Kagamé, et Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, le Sénégalais a décrit les conditions de prêts des bailleurs pour financer les infrastructures dans le continent avec des taux d’intérêts élevés et des délais souvent courts. Macky Sall plaide surtout à ce que les investisseurs allègent davantage leurs taux prêts afin de permettre à l’Afrique de mobiliser beaucoup plus de capitaux pour renforcer et moderniser ses infrastructures.

Le président sénégalais estime, par ailleurs, que si les partenaires au développement conjuguent leurs efforts pour financer davantage le développement des infrastructures (avec des conditions plus souples), l’Afrique peut s’en sortir vu son énorme potentiel (60% des terres arables du monde, abondance de sources d’énergies…)

Évoquant les infrastructures numériques, le président Sall a reconnu que l’Afrique a fait des progrès dans ce domaine, mais fera-t-il remarquer, le taux de connexion sur le continent demeure encore faible avec 36 % contre une moyenne mondiale de 62,5%.

Par ailleurs, Macky Sall a loué les efforts de certaines banques de développement notamment la Banque africaine de développement (BAD). Cette dernière, à travers ses véhicules d’investissements dont Africa50 et le Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA), participe au financement des infrastructures en Afrique.

Selon le dernier rapport de l’ICA publié le 14 décembre 2022, le total des engagements en faveur du financement des infrastructures en Afrique a atteint 81 milliards USD en 2020, contre 85 milliards en 2019, en baisse de 5%. Une contre-performance due surtout à l’impact de la pandémie de Covid-19 et à des financements moindres de la Chine.

Des infrastructures pour stimuler la ZLECA

Opérationnelle depuis le 1er janvier 2021, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) tarde à démarrer à cause de nombreux facteurs notamment le manque d’infrastructures de qualité adéquates, selon certains spécialistes.

Dans cette optique, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) a recommandé aux pays membres de la ZLECA de renforcer davantage leur réglementation en termes d’infrastructures, la  bonne gouvernance  afin d’attirer les investissements dans les infrastructures nécessaires pour stimuler le marché commun.

L’institution révèle que le développement des infrastructures en Afrique nécessite des investissements de l’ordre de 130 à 170 milliards USD par an.

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