Le ministère des Ressources animales et halieutiques de Côte d’Ivoire (Mirah) et Next Sustainable Initiatives (NSI), une structure engagée dans la promotion et la valorisation de la production animale et halieutique, appellent à plus d’investissements dans le secteur et à valoriser les métiers des ressources animales et halieutiques.
Ce mardi 31 janvier à Abidjan, lors du remerciement des acteurs et partenaires qui ont contribué à la réussite de la première édition du Sommet de l’élevage d’Abidjan co-organisée par les 2 parties du 8 au 10 décembre 2022, le Mirah a présenté les besoins du secteur en Côte d’Ivoire. Le pays importe 83% des produits laitiers, 80% des poissons et 55% des bovins. Peu d’éleveurs de bovins, encore que les éleveurs dénombrés sur le territoire font pour la plupart « l’élevage de prestige », refusant de vendre leurs bêtes. Au niveau de la pêche, l’activité est à 90% pratiquée par des non nationaux, indique-t-on, du fait que les Ivoiriens refusent de s’y intéresser.
C’est pourquoi le gouvernement a instauré les journées de promotion des productions animales et halieutiques à travers le Sommet de l’Elevage, qui vise à accroître les investissements et à valoriser les métiers du secteur. « Ceci afin d’accompagner la Côte d’Ivoire dans la vision d’un secteur des ressources animales et halieutiques, source de création de richesses et d’emplois décents, pour une alimentation saine, nutritive et suffisante, respectueuse de l’environnement et de la biodiversité », affirme NSI.
Selon Colette Tano, directrice d’exploitation de NSI, à l’instar de la première édition qui a accueilli 7.000 participants, la deuxième édition prévue du 23 au 25 juin prochain « s’inscrit également dans la dynamique de la valorisation du potentiel animal et halieutique de la Côte d’Ivoire. Et servira de cadre pour la mise en avant des opportunités d’investissements dans le secteur en vue de contribuer fortement à la souveraineté alimentaire du pays ».
Le ministère de tutelle avait fait savoir, en mai dernier, que la production des ressources animales et halieutiques va couvrir 65% des besoins de consommation des populations en Côte d’Ivoire en 2026. Contre 26,7% des besoins couverts par la production locale en 2019.
