La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a terminé l’année 2022 avec une progression de 3,02% du volume des transactions, soit 255,22 millions de titres échangés contre 247,73 millions de titres en 2021. Mais la plateforme boursière de l’Uemoa lève un coin de voile sur deux problématiques qui pourraient davantage développer le marché financier : le marché des produits dérivés et les fintech.
Selon Dr Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la BRVM, qui intervenait ce mercredi 18 janvier devant la presse à Abidjan, la mise en place des marchés des produits dérivés met en jeu plusieurs acteurs et l’harmonisation des idées peut prendre autant de temps que prévu. Il faut aussi une volonté politique, dit-il, pour accélérer les réformes règlementaires.
Quant aux Fintech, le directeur de la BRVM note un retard dans l’Uemoa, en dépit des efforts entrepris en Côte d’Ivoire et au Sénégal. « La plupart des start-up de la fintech ne s’intéressent qu’au transfert d’argent. Alors que la bourse a besoin d’innovation pour apporter un plus au marché financier. La technologie, c’est de rendre l’usage des choses à des bas prix et adapté aux populations, c’est ce que nous recherchons », clame-t-il.
Ces innovations sont primordiales pour consolider les bourses. D’autant que le nombre d’introduction en bourse s’est effondré de 45% en 2020 et du fait des deux récentes crises, les bourses mondiales ont perdu 18.000 milliards de dollars en 2022. Dans l’Uemoa, le déficit budgétaire s’est creusé de plus de 830 milliards de FCFA comparé à la même période l’année précédente.
