L’Afrique du Sud travaille à la mise en place d’une nouvelle législation destinée à accélérer les projets énergétiques dans le pays. La nouvelle politique, prévoit-on, impactera la capacité de production d’énergie et atténuera les coupures d’électricité qui ont fini d’exacerber les populations locales.
Une stratégie d’autant plus pertinente, selon le comité de crise énergétique du pays, que l’Afrique du Sud fait face à un vieillissement des centrales à charbon, le sous-investissement dans de nouvelles capacités et les lenteurs des politiques visant à encourager les fournisseurs privés.
Selon une présentation du Comité national de crise énergétique faite lundi 16 janvier, des travaux sont en cours pour accélérer l’acquisition de capacités supplémentaires. « Au fur et à mesure que ces mesures entreront en vigueur, l’approvisionnement en électricité s’améliorera considérablement », a déclaré le comité, connu sous le nom de Necom.
Le document note que des progrès ont été réalisés sur le plan d’action pour l’énergie annoncé par le président Cyril Ramaphosa en juillet dernier, notamment en relevant les exigences en matière de licences pour les projets de production privée intégrée et l’importation d’électricité.
Eksom, la compagnie publique d’électricité sud-africaine, a déclaré qu’elle raccourcirait les coupures de courant à partir de mardi matin car 14 générateurs seraient rétablis, mais a noté que les pénuries d’électricité pourraient se poursuivre au moins jusqu’en 2024.
