Le président sud-africain Cyril Ramaphosa ne prendra pas part au 53e sommet de Davos (Suisse) comme prévu. Son pays, membre des Brics, fait face à une grave crise énergétique qui occasionne des pertes de l’économie nationale.
Dans un message publié sur Twitter dimanche 15 janvier, le porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya, a indiqué que le chef de l’Etat convoquait une réunion avec les dirigeants des partis politiques représentés au Parlement, le Comité national de lutte contre la crise énergétique et le conseil d’administration de la compagnie d’électricité Eskom, principal fournisseur d’électricité qui éprouve des difficultés à satisfaire la demande.
Aussi la plupart des centrales, alimentées au charbon, fonctionnent à faible régime, pour des problèmes de maintenance. Une situation qui courrouce l’opinion. Et l’Alliance démocratique, principal parti d’opposition du pays, avait appelé les Sud-Africains à protester samedi dernier.
Pour sa par, Eskom annonce, du fait d’une nouvelle panne de ses équipements, des délestages qui pourront durer jusqu’à près de 12 heures par jour. Ce qui affecte le commerce et l’industrie sud-africaine. Pire l’entreprise d’électricité prévoit une augmentation des tarifs à 18,65% à partir d’avril.
Issouf Kamagaté
