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En Afrique subsaharienne, l’avenir fragilisé par l’endettement élevé, l’inflation, l’insécurité alimentaire… (Banque mondiale)

Après le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale (BM) ne cache pas son pessimisme sur l’évolution de la situation économique en Afrique subsaharienne pour la période allant de 2023 à 2024. Dans son nouveau rapport sur les perspectives économiques mondiales publié le 10 janvier, l’institution soutient que de nombreux risques notamment l’endettement élevé, l’inflation…

Après le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale (BM) ne cache pas son pessimisme sur l’évolution de la situation économique en Afrique subsaharienne pour la période allant de 2023 à 2024. Dans son nouveau rapport sur les perspectives économiques mondiales publié le 10 janvier, l’institution soutient que de nombreux risques notamment l’endettement élevé, l’inflation et l’insécurité alimentaire devraient peser sur les perspectives de croissance en Afrique subsaharienne.

Sur ce, la Banque mondiale a revu à la baisse ses perspectives de croissance pour cette région avec un taux de 3,6 % en 2023 et 3,9 % en 2024, en régression par rapport aux estimations de juin (la croissance a été revue à la baisse pour près de 60 % des pays, y compris pour plus de 70 % des exportateurs de métaux). Elle estime que ce ralentissement constitue un obstacle majeur pour le développement économique dans cette zone.

Se basant sur ses statistiques, la banque basée à Washington a révélé que le revenu par habitant ne devrait augmenter que de 1,2 % en moyenne en 2023-2024. Un taux, souligne-t-elle, beaucoup trop faible par rapport aux progrès nécessaires pour réduire durablement la pauvreté et compenser les pertes de revenus consécutives à la pandémie.

Pour cette année, l’institution indique que le revenu par habitant en Afrique subsaharienne devrait rester inférieur de plus de 1 % à celui de 2019. Ses projections anticipent que dans près de 40 % des pays, y compris les trois plus grandes économies de la région (Afrique du Sud, Nigéria et Angola), le revenu par habitant n’aura pas retrouvé son niveau antérieur à la pandémie même d’ici à la fin de 2024.

Par ailleurs, elle fait remarquer que la croissance en Afrique subsaharienne s’est nettement ralentie en 2022, pour s’établir à 3,4 %. Une contre-performance liée au ralentissement important de la croissance mondiale et la chute des prix des produits de base non énergétiques.

Aussi la Banque mondiale a-t-elle montré son inquiétude sur les perspectives de l’économie mondiale avec notamment la persistance de l’inflation et les effets de la guerre en Ukraine. Dans cette optique, elle a fortement abaissé ses prévisions de croissance pour l’année 2023, à 1,7% au lieu des 3% anticipés en juin dernier.

« Hors périodes de récession, il s’agirait du plus faible taux de croissance enregistré depuis trois décennies », a déclaré la Banque mondiale, ajoutant que « ce ralentissement brutal devrait être généralisé, les prévisions étant revues à la baisse pour 95 % des économies avancées, dont la croissance ne devrait pas dépasser 0,5 % en 2023, et près de 70 % des pays émergents et en développement ».

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