Le président de la transition malienne, Assimi Goïta, a procédé à l’installation des membres du collège de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) dans leur fonction ce mardi 10 janvier. La cérémonie s’est déroulée dans la salle des banquets de Koulouba, en présence du Premier ministre, du président du Conseil national de transition ainsi que des membres du gouvernement.
Cette cérémonie a servi d’occasion au président de l’instance, Me Moustapha Cissé, de rappeler les missions phares de l’organe unique de gestion des élections. Des missions qui se résument particulièrement à l’organisation et à la gestion de toutes les opérations référendaires et électorales en République du Mali.
L’AIGE portera, a-t-il dit, une attention particulière au « fichier électoral, dont l’actualisation nécessitera une harmonisation des données de l’état civil et du fichier lui-même en vue de la confection des cartes d’identité biométrique d’une part, et à la configuration du fichier électoral conformément à la nouvelle réorganisation territoriale d’autre part ».
Pour sa part, le colonel Assimi Goïta a souligné qu’ « un accent particulier sera également mis sur tout le processus du vote, afin d’assurer la transparence et la crédibilité des prochaines élections ».
Dans les prochains jours, l’AIGE envisage l’installation de ses coordinations décentralisées en vue de l’opérationnalisation effective de l’autorité. Pour l’atteinte de ses objectifs, l’instance demande à tous les acteurs du processus électoral le respect scrupuleux de ses prérogatives légales.
Cette cérémonie d’installation des membres de l’organe unique de gestion des élections marque une nouvelle étape dans « la marche résolue du peuple malien vers la refondation », a aussi indiqué le président de la transition.
Par ailleurs, le chef de l’État a rappelé le contexte de création de cet organe unique de gestion des élections. Selon ses précisions, il s’agit non seulement d’une demande forte de la classe politique malienne, mais aussi des Assises nationales de la refondation. Cela, en vue de parer aux nombreuses crises postélectorales que le Mali a connues ces dernières années et qui ont impacté tout le système politique.



