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Sénégal : les employeurs du tourisme font le point sur l’année écoulée

La Fédération des Organisations Patronales de l’Industrie touristique du Sénégal (FOPITS) a tenu  jeudi 5 janvier à Dakar, une assemblée générale ayant permis d’examiner les questions de l’heure et de faire une évaluation de l’année écoulée dans le secteur hôtelier et touristique dans le pays. Deuxième secteur d’activités au Sénégal, l’industrie touristique a été marquée…

La Fédération des Organisations Patronales de l’Industrie touristique du Sénégal (FOPITS) a tenu  jeudi 5 janvier à Dakar, une assemblée générale ayant permis d’examiner les questions de l’heure et de faire une évaluation de l’année écoulée dans le secteur hôtelier et touristique dans le pays.

Deuxième secteur d’activités au Sénégal, l’industrie touristique a été marquée durablement ces deux dernières années par la COVID-19 qui a beaucoup impacté les exploitations. Et dont les effets se font encore sentir, en dépit des mesures  prises par l’État pour sauver le secteur. À cela s’ajoutent les effets de la crise russo-ukrainienne qui a influencé les habitudes de consommation, selon les chefs d’entreprise.

Parmi les mesures prises par les autorités sénégalaises figure le crédit hôtelier et touristique, notamment le fonds de relance post COVID, une ligne de crédit de 50 milliards de FCFA dont au final seulement 25 milliards ont été mis en place. A ce jour seuls 21 dossiers financés pour plus de 11 milliards, les 30 autres validés en attente d’instructions. Il y figure également un accompagnement pour les besoins en fonds de roulement (BFR).

Par ailleurs, les employeurs indiquent avoir supporté les salaires durant plus de dix-huit mois pour garder les structures en état de fonctionnement, et le gouvernement les a accompagnés à hauteur de trois mois de salaires.

« A présent pour consolider la timide reprise, il faut que les mesures soient prorogées durant au moins un an. Il faut encore une fois que l’Etat puisse également prendre les mesures qu’il faut pour que les financements soient débloqués. Il convient de régler le problème des garanties impossibles imposées par les institutions bancaires dans le remboursement des prêts », a souligné Mamadou Racine Sy, président de la FOPITS. Et d’ajouter: « sur le plan fiscal également, nous disons qu’il est trop tôt aujourd’hui pour qu’on nous réclame des impôts durant cette période de convalescence ».

En plus de la situation financière de ce secteur, les employeurs ont également parlé de la mise en place d’un compte satellite, afin d’établir un système d’échange d’information pour mesurer le poids du secteur.

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