L’agence de notation Standard & Poor’s a fait basculer la note du Ghana de «CC» en «défaut sélectif». La forte inflation de 40% combinée à une monnaie en chute de 50% et des réserves de change au plus bas font craindre le pire pour un pays exportateur majeur de cacao, de l’or et des hydrocarbures.
La décision de S&P est prise le 20 décembre, au lendemain de l’annonce par Accra de la suspension du remboursement de ses Eurobonds, des dettes commerciales et bilatérales. La mesure ne concerne pas les dettes multilatérales et celles contractées après le 19 décembre 2022.
Concernant la dette intérieure, le ministre des Finances ghanéens, Ken Ofori-Atta, a annoncé la création d’une nouvelle série d’obligations pour remplacer les titres dont la maturité arrivait à échéance. Une mesure critiquée par la communauté financière en cela qu’elle pourrait fragiliser le secteur bancaire local et tous les détenteurs d’obligations.
Le pays ouest africain pourrait tomber en défaut (D) s’il manque la prochaine échéance. Début décembre, le Ghana est parvenu à un accord avec le FMI pour un programme de 3 milliards de dollars conditionné aux réformes et devant déboucher sur un accord entre les différents créanciers du pays.
