Deux ans après sa nomination, la ministre togolaise des Armées, Marguerite Essozimna Gnakade, a été démise de ses fonctions. Ainsi que le général Dadja Maganawé, jusque-là chef d’Etat-major.
Aucune autre information ne filtre au sujet de ces décisions du président Faure Gnassingbé, contenues dans une série de décrets lus à la télévision nationale ce jeudi 22 décembre. En ce qui concerne la ministre, « elle est appelée à d’autres fonctions », se contente d’indiquer la note.
Ancienne directrice de la Banque togolaise pour le commerce et l’industrie (BTCI), Marguerite Essozimna Gnakade a été nommée en octobre 2020. Son éviction du gouvernement intervient dans un contexte de crise sécuritaire dans l’extrême nord du pays. Notamment avec des mouvements terroristes qui sévissent dans les préfectures de Kpendjal et de Kpendjal Ouest frontalières au Burkina Faso.
D’ailleurs, un autre décret rattache désormais le ministère à la Présidence de la République. Comme c’était le cas depuis 2007, peu avant l’arrestation de Kpatcha Gnassingbé en 2009, demi-frère du chef de l’Etat, jusque-là ministre de la Défense, condamné 2 ans plus tard à 20 ans de prison ferme pour avoir fomenté un coup d’État .
En ce qui concerne le général Dadja Maganawé, chef d’Etat-major depuis décembre 2020, il est remplacé par Tassounti Djato, jusque-là colonel et chef d’état-major de l’armée de l’air, promu général de brigade.
D’autres nominations ont également été annoncées au sein de l’armée.



