La Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA) célèbre ses 30 ans ce 20 décembre à Libreville, son siège statuaire, en présence de ministres et délégués venus de ses 14 pays membres. Cet événement, placé sous le haut-patronage de S.E.M. ALI BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise et Chef de l’Etat, est l’occasion de célébrer un exemple unique d’intégration de la régulation et de la supervision de l’industrie des assurances regroupant des pays d’Afrique de l’ouest et du centre signataires du Traité CIMA du 10 Juillet 1992 à Yaoundé.
La CIMA est née de la volonté des Chefs d’Etat et de Gouvernement de ces pays de créer un cadre devant contribuer efficacement à l’essor des marchés nationaux d’assurances à travers une politique d’harmonisation et d’unification des dispositions législatives et réglementaires.
La Conférence a notamment permis l’adoption d’un Code Unique des Assurances (Code CIMA) pour ses membres (le Bénin, le Burkina, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée Bissau, la Guinée équatoriale, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo). Cette réglementation régulièrement mise à jour concerne tous les acteurs de l’industrie à savoir ; les assureurs, les réassureurs et les intermédiaires d’assurances.
En trois décennies, la CIMA a réalisé l’opérationnalisation d’un marché intégré des assurances qui a facilité l’émergence de groupes assurantiels et de professionnels qualifiés tant au niveau des entreprises que des administrations publiques. Le contrôle et l’assainissement des compagnies d’assurances et de réassurance qu’elle a opérés ont contribué d’une part, à l’amélioration de la solvabilité des compagnies d’assurances et de la collecte des primes, et d’autre part à l’affermissement de la qualité des portefeuilles d’investissement, de la couverture des risques et d’une sinistralité maîtrisée.
« En 30 ans d’existence, la CIMA s’est imposée comme un exemple d’intégration et d’union africaine pour une bonne régulation et supervision de l’industrie des assurances. Cette institution rend possible le partage de bonnes pratiques entre 14 Etats membres d’Afrique centrale et de l’Ouest et a permis au secteur des assurances d’enregistrer des progrès significatifs sur le continent, en particulier en cette période de crise économique multiforme. Le taux annuel de croissance pour 2021 s’établit en effet à 8,5% et les placements réalisés par les assureurs dans les économies des Etats membres se chiffrent à 2 746 milliards de FCFA en 2021. Mes équipes et moi-même sommes fiers d’œuvrer pour un développement sain du secteur des assurances en Afrique et une meilleure protection des assurés, notamment dans le processus d’indemnisation des victimes. Je remercie très chaleureusement les autorités du Gabon pour nous permettre de célébrer le 20 décembre prochain, à Libreville, les trente ans de la CIMA », déclare Blaise Abel Ezo’o Engolo, Secrétaire général de la CIMA.
Pour mémoire, la CIMA est une Institution internationale dotée de l’organisation suivante :
– Le Conseil des Ministres en charges des Assurances (CMA) des pays membres (Organe directeur) ;
– La Commission Régionale de Contrôle des Assurances (CRCA) (Organe de régulation) ;
– Le Secrétariat Général.
Le Comité des Experts est une instance consultative auprès du Conseil des Ministres des Assurances.
Les grandes dates de la CIMA
– 27 juillet 1962 : Signature de la convention portant création de la Conférence Internationale des Contrôles d’Assurances (CICA) avec les 13 Etats suivants : Bénin, Burkina, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Togo, Madagascar et France. ;
– 27 novembre 1973 : Signature d’une nouvelle convention remplaçant la précédente sans les participations de la France et de Madagascar, dont le siège était Paris (France) ;
– 1976 : Transfert du siège de la CICA de Paris à Libreville (Gabon) ;
– 20 Septembre 1990 : Constat de la crise de la CICA aboutissant à la signature de la Convention de Coopération pour la Promotion et le Développement de l’Industrie des Assurances (CCDPIA). Elle se caractérise par la création d’un Conseil des Ministres des Assurances (CMA) et d’une Commission Inter-Etatique de Contrôle des Assurances;
– 25 avril 1991 : A l’initiative des Ministres des Finances de la Zone Franc réunis à Ouagadougou (Burkina Faso), un groupe de travail mis en place à fait germer l’idée d’une organisation intégrée de l’industrie des assurances ;
– 10 juillet 1992 : Signature du Traité instituant une Organisation Intégrée de l’Industrie des Assurances dans les Etats africains avec comme organisme communautaire la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances en abrégé CIMA, à Yaoundé (République du Cameroun) par les gouvernements des 14 états membres suivants : Bénin, Burkina, Cameroun, Centrafrique, Comores, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Equatoriale, Mali, Niger, Sénégal, Tchad et Togo. Mais les Comores n’ont pas encore ratifié le Traité.
– 20 avril 1994 : Entrée en vigueur du Traité CIMA qui prévoit l’adhésion de tout autre Etat Africain qui le désire ;
– 15 avril 2002 : Le nombre des Etats membres de la CIMA est passé de treize (13) à quatorze (14) avec l’adhésion de la Guinée Bissau.




