Le Centre africain de management et de perfectionnement des cadres (CAMPC) a procédé, le 14 décembre 2022 à Abidjan, au renouvellement de ses instances. La 37ème session ordinaire du conseil d’administration a porté le Burkina Faso à la tête dudit conseil et fixé de nouveaux objectifs à cette institution interafricaine.
Depuis 1975, date de sa création, le Centre africain de management et de perfectionnement des cadres (CAMPC) assure la formation permanente, le renforcement de capacités des administrations publiques africaines, et fait de l’assistance-conseil pour accroître leurs performances. Le 14 décembre dernier, à Abidjan, à l’issue de la 37ème session du conseil d’administration qui a porté le Burkina Faso à la présidence de cette institution interafricaine, le CAMPC a décidé d’étendre son champ d’actions au secteur privé. Il va donc se donner les moyens pour également prendre en main le renforcement de capacités des cadres et managers des administrations privées africaines et aider ces entreprises à booster leurs performances.
Conformément à ses ambitions, le CAMPC est à la manœuvre pour se doter de moyens structurels, infrastructurels et financiers afin de sortir de l’enclave de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan où il est logé. A cet effet, depuis 2018, le directeur général du CAMPC, Professeur Joseph Kaudjhis, a engagé une série de réformes conformément au Plan stratégique 2018-2022 adopté et validé par la 35ème session du conseil d’administration du 18 juillet 2018. Selon ses initiateurs, ces réformes ont permis, entre autres, l’amélioration des programmes de formation avec le basculement au système LMD, l’amélioration de la communication et de la visibilité du centre, la création de six nouvelles filières, la tenue régulière des réunions statutaires, notamment le conseil d’administration et le comité de contrôle et de gestion, la réhabilitation des locaux et le renforcement des équipements, l’amélioration de la gouvernance administrative et financière, l’accroissement des capacités d’accueil avec la construction de 4 nouvelles salles équipées, la signature de partenariats avec plusieurs institutions nationales, régionales et internationales ainsi que la conquête de nouveaux marchés.
Parlant justement de nouveaux marchés, le CAMPC qui, en 47 années d’existence, a formé plus 45000 cadres africains et accompagné 6000 administrations et organisations africaines et non africaines publiques, veut explorer le secteur privé. Le 14 décembre dernier, les administrateurs ont donné quitus à la direction générale pour aller au-delà de quelques incursions pour un véritable ancrage dans le secteur privé. Le CAMPC se propose donc de mettre son expertise de formation et d’assistance-conseil à disposition pour accroître les performances des entreprises privées africaines.
Pour réussir ce pari, le centre, dont le siège est à Abidjan en Côte d’Ivoire, va ouvrir des représentations dans chacun des autres États membres (Benin, Burkina Faso, Niger, Togo, Gabon). Pour accroitre sa visibilité et se rapprocher davantage de sa cible. Sur le sujet, la représentation du Burkina Faso est déjà quasi effective. Le ministre burkinabè de la Jeunesse, des Sports et de l’Emploi, Sirima Issouf, qui assure, depuis ce 14 décembre 2022, la présidence du conseil d’administration a d’ailleurs pris l’engagement d’en faire une des priorités de son mandat.
Le CAMPC compte également se doter d’un campus universitaire à Yamoussoukro. Ces installations vont permettre à cette institution, qui avait jusque-là une capacité d’accueil d’une centaine d’auditeurs par promotion, à aller largement au-delà. Mais d’ici là, il s’est offert 4 nouvelles salles équipées sur le site de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. D’une centaine d’étudiants, le centre pourra donc accueillir 300 auditeurs lors de sa prochaine rentrée académique. Pour la réussite de ce vaste chantier, la direction générale a exhorté les États membres ainsi que les autres pays africains à augmenter le volume de leurs engagements financiers. Afin de permettre au CAMPC de disposer d’activités pérennes de formation et de conseil et de mobiliser les ressources propres substantielles nécessaires à sa redynamisation.



