En amont du sommet Etats-Unis-Afrique qui s’est ouvert ce mardi 13 décembre à Washington, l’administration Biden s’est engagée à débourser 55 milliards USD en Afrique au cours des 3 prochaines années pour aider les pays africains à financer surtout l’économie, la santé, la sécurité et le changement climatique.
« Le gouvernement américain de concert avec le congrès va investir 55 milliards USD en Afrique au cours des trois prochaines années. Cet investissement se fera dans des secteurs stratégiques afin d’aider le continent à relever les défis dans un contexte marqué par de profondes mutations qui se traduisent des incertitudes économiques », a déclaré Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis auprès du président Joe Biden.
A l’image de la Chine, de l’Inde, de la Russie et du Japon, le pays de l’Oncle Sam veut accroître son volume d’investissements en Afrique. Et ambitionne de damer le pion à ses concurrents qui ont déjà établi de solides relations avec le continent ces dernières années.
En effet, la première puissance mondiale veut, à travers ce sommet – auquel sont invités 49 chefs d’Etat et l’Union africaine – , donner une nouvelle orientation commerciale avec l’Afrique. Ce, après un vide laissé par l’ancien président Donald Trump qui n’a pas entretenu de relations majeures avec le continent durant son magistère. Un continent qui a fini de rendre opérationnelle la plus grande zone de libre-échange au monde avec le potentiel de rassembler plus de 1,2 milliard de personnes avec un PIB de plus de 2.500 milliards USD.
Faire entrer l’UA au G20
Selon des sources médiatiques, le président américain Joe Biden organise ce mercredi 14 décembre un dîner avec les 49 dirigeants africains présents à cet évènement. Au menu des échanges, l’homme fort de Washington abordera avec ses homologues les voies et moyens à mettre en œuvre pour l’adhésion de l’UA au G20.
Les discussions porteront également sur plusieurs dossiers notamment la sécurité, la bonne gouvernance, la réponse à la crise climatique, la sécurité alimentaire entre autres. Ils échangeront sur l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), un accord visant à faciliter les exportations africaines vers les États-Unis, et qui est prolongé jusqu’en 2025.
Pour rappel, ce sommet est le deuxième du genre après celui organisé par Barack Obama en 2014.
