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Sénégal : le premier ministre Amadou Ba annonce un gouvernement « de combat »

Le Premier ministre sénégalais Amadou Ba a procédé, lundi 12 décembre, à la Déclaration de politique générale (DPG) de son gouvernement formé le 17 septembre dernier. Au menu, plusieurs annonces pour, dit-il, s’attaquer aux urgences.  Face aux députés, l’ancien ministre des Finances a donné les grandes lignes et orientations du programme de son gouvernement sur…

Le Premier ministre sénégalais Amadou Ba a procédé, lundi 12 décembre, à la Déclaration de politique générale (DPG) de son gouvernement formé le 17 septembre dernier. Au menu, plusieurs annonces pour, dit-il, s’attaquer aux urgences. 

Face aux députés, l’ancien ministre des Finances a donné les grandes lignes et orientations du programme de son gouvernement sur les 13 derniers mois avant les élections présidentielles de 2024. Pour faire face aux  « priorités » et  « urgences », Amadou Ba a fait savoir que son gouvernement va s’attaquer essentiellement à trois combats. Il s’agit de combattre la cherté de la vie, les inondations, l’emploi et la souveraineté alimentaire. En un mot, souligne-t-il, l’Etat va tout faire pour avoir une croissance soutenable qui pourra améliorer les conditions de vie des populations. L’ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal a aussi souligné que son « gouvernement de combat et d’action » va s’engager à maintenir le pays dans une trajectoire de croissance, en droite ligne avec les orientations de son plan de développement « Plan Sénégal Emergent (PSE) ».

Le PSE, un plan de sauvetage

Le Premier ministre n’a pas manqué de louer les performances et les réalisations du PSE qui, d’après lui, a enregistré des progrès significatifs. Si l’on se fie à ses statistiques, le PIB réel moyen a enregistré une hausse de 5,6% sur la période 2014/2021 (et 6% avant la Covid-19) contre 3,07% sur la période 1980-2013. Selon ses prévisions, le taux de croissance du PIB en 2023, est projeté à 10,1% contre 4,8% en 2022. Le nouveau Premier ministre a aussi fait savoir que l’activité économique du pays s’est traduite par une forte hausse des investissements directs étrangers qui étaient en moyenne de 23,4% entre 2014 et 2021 contre 3% sur la période 1980-2013. Et que les crédits du secteur privé sur PIB qui étaient de 19% sur la période 1980-2013 sont passés à 28,5% entre 2014 et 2021.

Concernant le budget, Amadou Ba a indiqué que les recettes ont connu une hausse constante, passant ainsi de 2.345 milliards FCFA en 2012 à 6.411 milliards de FCFA en 2023. Ces chiffres, a-t-il commenté, démontrent que les partenaires techniques et financiers font confiance à la mise en œuvre du PSE. « Ces résultats ont pu être réalisés grâce à un cadre budgétaire assaini, une situation financière maitrisée, un endettement efficient », a-t-il ajouté.

Ecouter les populations pour mieux prendre en charge surtout l’éducation et la santé

Amadou Ba a, dans son discours, mis un accent particulier sur l’amélioration de l’éducation et la santé, deux piliers du développement économique. Il affirme que la santé n’est pas un bien marchand, encore moins un luxe.  « Il s’agit pour lui d’un besoin humain fondamental et un droit social », dira-t-il. 

De son côté, l’éducation et la formation des ressources humaines constituent un pilier fondamental de la stratégie gouvernementale de satisfaction de la demande sociale, selon le Premier ministre.

Le PSE se préoccupe de l’environnement

Pour être au diapason de l’évolution de l’économie mondiale avec la finance verte qui reste la préoccupation majeure des pays, Amadou Ba a défini sa stratégie dans ce sens. Il a  indiqué que le PSE met la question environnementale au centre de sa stratégie de développement. Ceci en faisant la promotion des cultures moins consommatrices en énergie et en eau, mais aussi par l’imposition aux sociétés extractives de cahiers des charges exigeants sur la remise en état de leurs zones d’activité.

 72 milliards FCFA de financement vert

Le premier ministre a informé qu’au total 72 milliards de FCFA sont dédiés au financement vert au Sénégal. D’abord un montant de 7 milliards de FCFA est mis à la disposition du centre de suivi écologique, entité accréditée par le fonds vert du climat.

Ensuite, le BRT (Bus Rapid Transit) dispose d’un financement vert de 37 milliards FCFA pour la protection de l’environnement. Et enfin une somme de 28 milliards FCFA est dégagée sur la période 2021/2024 pour financer l’emploi durable des jeunes.

A noter que sous l’ère du président Macky sall, la déclaration de politique générale du premier ministre Amadou Ba constitue la 4e après celles respectivement de Abdoul Mbaye, Aminata Touré et Mahammed Boun Abdallah Dionne.

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