Une étude réalisée par le cabinet de Conseil du marché des capitaux (ISC) pour la Banque africaine de développement (BAD) et financée par le Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux, révèle que les bourses africaines disposent toutes d’infrastructures de négociation et de règlement sophistiquées. Cette étude, révélée lors de la 25e conférence annuelle de l’association des bourses africaines tenue du 7 au 9 décembre 2022 à Abidjan, soutient que ces marchés financiers disposent tous d’arrangements réglementaires internationalement acceptables.
« Toutes les bourses ont pratiquement les mêmes systèmes de négociation et de règlement – tous entièrement électroniques et à jour. L’Afrique a l’avantage d’avoir adopté des modèles internationalement reconnus », indique le rapport rédigé par Susan Selwyn-Khan et Stephen Wells.
Un exemple de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), membre de l’Africa and Middle East Central Depositories Association (Ameda) et de l’Association of National Numbering Agency (Anna). Considérée comme un modèle réussi d’intégration financière, elle assure, grâce aux outils technologiques de dernière génération, une meilleure sécurité et transparence du dénouement des transactions et des opérations.
Mais, l’ISC met également l’accent sur la valeur marchande. Selon ce cabinet, à l’exception de l’Égypte, aucune des bourses n’a une valeur marchande totale supérieure à 20 % de son PIB, mais 15 /17 bourses avaient un PIB supérieur à 30 milliards de dollars.
