La Banque ouest africaine de développement (BOAD), institution spécialisée autonome de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), va appuyer le Plan de développement économique et social (PDES) du Niger étalé sur une période de 5 ans (2022/2026) pour un montant estimé à 450 milliards FCFA (686 millions d’euro), lit-on lundi 12 décembre sur le site de l’institution.
Les ressources serviront à contribuer au financement des secteurs prioritaires définis dans ce plan tels que l’agriculture, l’éducation, la sécurité alimentaire et les infrastructures.
La banque a participé à la table ronde organisée à Paris par le gouvernement du Niger de concert avec le groupe de la Banque mondiale (BM), le Système des Nations Unies, la France, la Délégation de l’Union européenne, avec l’appui, des partenaires techniques et financiers, bilatéraux et multilatéraux du pays.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des orientations du président nigérien, Mohamed Bazoum. Lui qui veut assurer à son pays son développement économique et social à travers son slogan « Consolider et Avancer ».
Venu représenter le président de la BOAD, Serge Ekué, Braima Luis Soares Cassama, vice-président chargé du support et du contrôle à la BOAD a, dans son intervention, laissé entendre que son institution va œuvrer davantage pour soutenir les plans de développement économique du pays.
L’économie nigérienne a traversé des moments difficiles en 2021 (avec un taux de croissance de 1,4%) dû essentiellement à une saison agricole désastreuse, l’impact de la pandémie de Covid-19 et des crises climatique et sécuritaire.
Cependant, la Banque mondiale a, dans un rapport, indiqué que l’économie du Niger devrait connaître une croissance de 5,2 % en 2022. Cette prévision positive repose principalement sur un retour à une saison agricole moyenne et une amélioration progressive de la situation sécuritaire.
A noter que la banque basée à Lomé a contribué à un montant cumulatif de 343 milliards de FCFA (521 millions d’euros ) au financement des deux plans de développement précédents (PDES) établis respectivement sur 2012/2015 et 2017/2021. Si l’on se fie aux statistiques de l’établissement bancaire, environ 93% de ces financements ont bénéficié aux actions étatiques, et le reliquat (7%), au secteur privé. Au total, les engagements de la banque au Niger se situent à environ 50% sur ces deux Plans de Développement.
