L’agence de notation panafricaine, Bloomfield Invest Corporation, a célébré ses 15 années d’activités ce jeudi 1er décembre à Abidjan en compagnie d’amis, de collaborateurs et des connaissances, témoins des premiers pas de cette agence qui exporte désormais son expertise en Afrique et en Europe. Ce qui fait dire à l’homme aux chaussettes rouges : « nous avons atteint la vitesse de croisière, la probabilité de s’écrouler est nulle ».
Cependant, « l’avenir n’a pas été facile, on nous traitait même de plaisantin », reconnaît « Stan » et en témoigne l’aventure racontée par Kadio Moroko, directeur général de Petroci, par Dr Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la BRVM. Ce dernier soutient que la préparation pour l’entrée des agences de notation dans l’Uemoa a coïncidé avec la crise financière marquée par une « hostilité » envers les instruments financiers. Pour finir, il a pris sur lui de convaincre ses pairs de l’Uemoa à adopter cette décision au risque du métier. Quand Kadi Fadika Coulibaly, directrice générale de Hudson Cie, a voulu épauler Stanislas en devenant actionnaire de la futur agence, s’était-il rappelé, M. Zézé a opposé un refus car elle était déjà dans le domaine des SGI.
Mais ces différentes sociétés ont vu les résultats escomptés en se faisant noter. Hilaire Lamizana, directeur général du Port de San Pedro explique que son établissement enregistrait un déficit d’exploitation d’un milliard de FCFA, « mais deux à trois ans, nous avons trouvé l’équilibre grâce à notre évaluation par Bloomfield. Nous sommes passés d’un million de tonnes à six millions de tonnes. Aujourd’hui on a un résultat d’exploitation de 1,5 milliard ». Quant à l’entreprise Petro Ivoire, elle a commencé à faire du profit avec une solvabilité irréprochable, précise-t-on.
En somme, Bloomfield indique avoir réussi son pari en imposant son travail, sa rigueur en tenant également compte de la culture africaine. Des souverains, des entreprises commerciales, des entreprises corporates, des entreprises publiques, entre autres ont connu l’expertise de l’agence ainsi que 20 pays africains, deux pays en Europe. « Nous sommes dans la cour des grands », rétorque le PDG de Bloomfield Investment Corporation.
A l’en croire, l’étape supérieure fut la notation souveraine (l’émission en monnaie locale), qui a débuté par la Côte d’Ivoire, avec le ministre de l’Economie et des Finances d’alors, Adama Koné.
