Après avoir essuyé une perte nette de 570 millions de shillings (4,6 millions USD) au troisième trimestre 2021, HF Group, spécialiste du financement hypothécaire au Kenya, renoue avec la croissance. Selon les résultats financiers pour le trimestre clos le 30 septembre 2022, publié mardi 29 novembre, le groupe a réalisé un bénéfice net de 61,5 millions de shillings (502 mille USD).
Cette performance est due essentiellement à la mise en œuvre d’un modèle commercial diversifié et un cadre de gestion des risques strict.
Les revenus hors intérêts provenant des frais et commissions sur les prêts et avances ont augmenté de 66 % à 753,3 millions de shillings (6,1 millions USD) . Un résultat lié surtout à la refonte de sa filiale bancaire, HFC, pour en faire une banque à service complet.
Concernant les revenus des opérations de change, ils ont bondi de 40 % pour atteindre 101 millions de shillings (824 mille USD) à la période considérée.
Pour sa part, le revenu net d’intérêt s’est bonifié de 14 % à 2 milliards de shillings (16,3 millions USD) au cours des 9 premiers mois de l’année.
Les revenus totaux ont augmenté de 27% à 2,3 milliards de shillings (19 millions USD), tandis que les dépenses d’exploitation ont diminué de 4,7 % à 2,2 milliards de shillings (18 millions USD).
S’agissant du portefeuille de prêts, il a légèrement augmenté de 1,7 % à 35,20 milliards de shillings (287 millions USD).
Par ailleurs, la filiale de développement immobilier du Groupe a augmenté son chiffre d’affaires de 263 millions de shillings (2,1 millions USD) soutenu par la croissance des honoraires et commissions de gestion de projet.
En perte de vitesse depuis plusieurs années avec une situation financière très délicate, la société commence à reprendre du poil de la bête avec cette nouvelle performance.
La structure est à la même dynamique que ses grands concurrents cotés à la bourse de Nairobi, qui ont affiché une forte augmentation de leur rentabilité, aidés par une économie en reprise et des provisions réduites pour créances irrécouvrables.
Subissant de plein fouet le ralentissement du marché immobilier, la société cotée à la bourse de Nairobi avait décidé de quitter le secteur de la promotion immobilière. Une initiative qui entre en droite ligne avec sa stratégie visant à réduire son exposition au marché immobilier.
