L’Union européenne (UE) a pris l’engagement de déloquer 350 millions d’euros pour protéger la biodiversité dans le monde, notamment en Afrique, selon un communiqué parvenu à la presse ce weekend. Selon la même source, l’organisation a soutenu que cet engagement financier entre dans le cadre de son action sur la Conférence des Nations unies sur la biodiversité (COP 15) qui se tient du 7 au 19 décembre 2022 à Montréal au Canada.
Ces ressources, souligne-t-elle, seront étalées à travers des programmes qui mettront l’accent sur la gestion de la biodiversité dans les pays du monde et africains. Elles vont également intégrer les politiques de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et la durabilité des chaînes de valeur.
Si l’on se fie aux statistiques de l’UE, la biodiversité en Afrique ne cesse de se dégrader au fil des années (65% depuis 1970). Un phénomène accentué par l’exploitation abusive des ressources naturelles due à un fort accroissement de la population africaine. A cela s’ajoute l’action des firmes multinationales, qui exploitent de manière non durable les ressources. Ce qui engendre des conséquences désastreuses telles que l’apparition de maladies, et la disparition de certaines espèces animales et végétales.
Selon une étude faite par Crédit Suisse, groupe bancaire basée à Zurich, le secteur africain de la conservation de la biodiversité souffre d’un déficit de financement situé entre 598 à 824 milliards USD par an, soit entre 80 et 85 % des besoins.
Pour rappel, l’Afrique est l’une des régions de la planète les plus riches en biodiversité avec 4700 espèces de mammifères, un cinquième des espèces d’oiseaux et un sixième des espèces de plantes.
Le continent abrite le deuxième poumon vert de la planète situé dans la forêt du bassin du Congo qui représente à elle seule 10 % de la biodiversité mondiale et couvre plus de 3,6 millions de km2 répartis sur six pays. Il s’agit du Cameroun, de la Centrafricaine, du Congo, la République démocratique du Congo, du Gabon et de la Guinée équatoriale.
