A l’ouverture de la Creative Africa Nexus Week-end (CANEX WKND) ce vendredi 25 novembre à Abidjan (Côte d’Ivoire), la plateforme africaine de la promotion de l’industrie culturelle et créative, le Premier ministre ivoirien a insisté sur le rôle des industries créatives dans les économies africaines. Cette rencontre, qui se tient depuis la Foire commerciale intra-africaine 2021 à Durban (Afrique du Sud), est une initiative de la Banque africaine d’Import-Export (Afreximbank).
Citant un récent rapport de l’OCDE et de l’UNESCO, Patrick Achi a en effet rappelé que les industries créatives et culturelles génèrent plus de 2.250 milliards de dollars chaque année, soit 3% du PIB mondial. Un fuel puissant pour certaines économies, dira-t-il.
L’industrie culturelle constitue, selon Patrick Achi, le secteur économique à la croissance la plus rapide au monde, avec un taux de plus de 7% par an. Mais il déplore que l’Afrique et le Moyen-Orient ne génèrent que 58 milliards de dollars par an, soit seulement 2,5 % de ce total mondial, c’est-à-dire 93% des 2250 milliards sont aujourd’hui générés en Asie, en Europe et en Amérique du Nord.
« Lorsque les bonnes conditions sont en place, la création de valeur du secteur culturel peut ainsi atteindre plus de 10 % du PIB, comme aux États-Unis ou au Brésil, qui ont développé l’une des industries de séries télévisées les plus prospères », affirme le chef du gouvernement ivoirien.
Pour sa part, le président d’Afreximbank, Benedict Oramah, a mis l’accent sur un secteur attractif qui pourrait permettre à l’Afrique de réaliser son rêve. Une diversification de l’économie contribuera, a-t-il souligné, à accroitre le PIB de l’Afrique et est source abondante de créations d’emplois, en particulier pour les jeunes talents.
