C’est à travers un calendrier électoral publié ce samedi 26 novembre que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RDC met fin aux spéculations. Le chronogramme fixe la date de la tenue de l’élection présidentielle au 20 décembre 2023.
À cet effet, la CENI appelle à l’implication de toutes les parties prenantes dans le processus électoral « afin de garantir son aboutissement », a déclaré Denis Kadima.
En outre, l’opération d’enrôlement des électeurs devra commencer d’abord, dans la première aire opérationnelle comprenant les provinces de Kinshasa, de Kongo Central, Kwilu, Kwango, Maï-Ndombe, Équateur, Mongala, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi et Tshuapa.
Ensuite, la deuxième aire opérationnelle comprend les provinces de Haut-Katanga, Haut-Lomami, Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Lomami, Lualaba, Sankuru et Tanganyika. Enfin, la troisième aire opérationnelle regroupant les provinces de Bas-Uélé, Haut-Uélé, Ituri, Maniema, Tshopo, Nord-Kivu et du Sud-Kivu entreront en lice respectivement en janvier et février 2023.
Par ailleurs, la CENI attend enrôler plus de 50 millions des congolais y compris ceux résidants dans les 5 pays étrangers retenus pour la phase pilote à savoir : la France, les USA, l’Afrique du Sud, le Canada et la Belgique. Chaque centre d’inscription des électeurs aura 30 jours pour s’exécuter.
Pour ces élections, le nombre de centres d’inscriptions a été augmenté pour faire un total de plus de 29 000, soit un ajout de plus de 12 000 centres d’inscriptions supplémentaires, par rapport à la dernière révision du fichier électoral (2016-2017). À ce sujet, la centrale électorale évoque « la contrainte temporelle ».
Il faut noter que la CENI a développé une application pour le pré-enrégistrement des données personnelles. Après l’opération, un code QR fourni sera présenté au centre d’inscription pour réduire au maximum la durée d’obtention de la carte d’électeur.
Pour rappel, le président de la République, Félix Tshisekedi, avait, lors de la nomination des membres du nouveau bureau de la CENI, appelé ces derniers à œuvrer pour des élections libres, démocratiques et transparentes. Et ce, dans le délai constitutionnel fixé à 2023.
