En marge de la 27e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) s’est engagée à augmenter son portefeuille dédié au financement vert. Ainsi, l’instiution basée à Lomé (Togo) compte consacrer 25 % de son portefeuille au financement de projets verts jusqu’en 2025, contre 10 % sur la période allant de 2015 à 2019.
D’ici 3 ans, la banque sous régionale annonce qu’elle va allouer 1,3 milliard USD à ses 8 pays membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et du Togo). Ce montant sera destiné à financer des projets dans le secteur de l’agriculture, de l’énergie entre autres.
L’institution financière a indiqué qu’une partie du financement sera consacrée aux projets énergétiques notamment aux énergies renouvelables. Dans cette optique, la BOAD ambitionne de développer une capacité de 380 MW dont 215 MW d’énergies solaires destinés à renforcer le parc énergétique des pays membres.
Par ailleurs, la banque compte également renforcer le cadre réglementaire et aider les institutions publiques évoluant dans le secteur de l’énergie afin d’attirer les grands investisseurs dans le domaine qui peuvent élaborer des modèles Independent Power Project (IPP) et Partenariat Public- Privé (PPP).
En plus de la production de l’électricité, l’institution veut encourager la construction de villes plus durables avec des infrastructures résilientes au climat dans les pays membres. Elle espère que cette nouvelle approche permettra d’éviter l’émission de 18 millions de tonnes équivalent CO2 au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
Créée en 1973, la BOAD a pour mission principale de promouvoir le développement équilibré des Etats membres et de réaliser l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest, en finançant des projets prioritaires de développement.
