British International Investment (BII), institution britannique de financement du développement, a annoncé mercredi 9 novembre, qu’il a travaillé avec des institutions financières africaines clés ainsi que des structures financières de premier plan notamment Sustainable Finance Group et Blended Finance pour la mise en œuvre d’un guide pour accompagner le financement climatique en Afrique et dans le monde.
L’institution a indiqué que ce guide pourra être un point de référence utile pour les institutions financières qui développent leurs propres approches du financement climatique. Il contribuera, souligne-t-elle, à faire avancer l’objectif de l’Accord de Paris d’aligner tous les flux financiers pour un développement net zéro et résilient au changement climatique.
L’organisation a par ailleurs soutenu avoir investi un montant de 500 millions USD en faveur de l’action climatique pour cette année. Une somme qui est bien au-dessus de l’objectif de financement climatique de 30 %.
Si l’on se fie aux statistiques de l’institution, son financement climatique est passé de 39 millions USD en 2015, contre plus de 1,7 milliard USD en 2018.
Parallèlement à l’augmentation de son financement climatique, la BII s’est engagée à respecter l’alignement de Paris et développe une stratégie pour atteindre zéro net au niveau du portefeuille d’ici 2050. L’institution a également fait savoir qu’elle va dévoiler une série de nouvelles initiatives pour le climat à la COP27, qui se déroule actuellement en Egypte.
« BII a augmenté de façon exponentielle son engagement dans la lutte contre l’urgence climatique au cours de la dernière décennie. Nous sommes désormais l’un des plus grands fournisseurs d’investissements verts en Afrique et je m’attends pleinement à ce que nos niveaux de financement climatique continuent d’augmenter au cours de la prochaine décennie », a déclaré Nick O’Donohoe, directeur général de BII en marge de la COP27.
Selon une étude de la Banque africaine de développement (BAD), le financement climatique total dû à l’Afrique représente des flux annuels de 163,4 milliards à 173 milliards USD sur la période 2022-2050. La banque multilatérale mentionne également que d’ici à 2050, un cinquième du déficit mondial de financement de l’adaptation devrait concerner l’Afrique.
