L’Autorité de régulation (Are), l’entité chargée, en Mauritanie, de la délégation de services publics (eau et électricité) et de l’attribution de licences GSM, serait-elle un éléphant blanc ? Plus coûteuse que rentable ? La question mérite d’être posée à la lecture des chiffres officiels.
En effet, l’établissement public à caractère industriel et commercial doté d’un budget de 14 841 333 UDS dont les recettes se sont élevées à 8 713 634 USD, réalise un résultat net de 92 151 USD à l’issue de l’exercice 2021. C’est ce qui ressort d’un rapport annuel publié récemment par l’autorité.
La manne dont elle disposait aura servi à couvrir l’acquisition de logiciels métiers, l’aménagement du siège et de centres régionaux, l’acquisition de matériels divers ainsi que les charges fixes constituées des frais du personnel, des missions de contrôle et de représentation liées aux activités de régulation, affirme en filigrane le rapport.
Les entrées d’argent de l’Autorité de régulation pour l’exercice 2021 – qui culminent à 8 713 634 USD – proviennent de redevances de régulation, d’utilisation des fréquences, de gestion du plan national de numérotation, d’homologation et de redevances du secteur postal.
Le rapport ne signale aucune entrée liée à une délégation de service public d’eau et d’électricité. L’ARE peinerait à trouver preneurs pour ses licences de délégation de service d’eau et d’électricité, apprend-on.
Sa situation reste similaire à celle des établissements publics à caractère industriel et commercial mauritaniens. Leur fonctionnement engloutit trop de ressources, d’après les chiffres, mais les profits générés demeurent relativement maigres.



