L’Africa Investment Forum, qui a mobilisé le secteur financier africain du 2 au 4 novembre à Abidjan (Côte d’Ivoire), a permis de récolter 31 milliards de dollars d’intérêts de financement. Ce montant, ajouté à la session de mars 2022 qui a mobilisé 32,8 milliards de dollars, porte le total à 63, 8 milliards.
Ces résultats montrent que l’Afrique est bancable, a commenté Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement (BAD) à la clôture de l’évènement. « Tout avance bien pour l’Afrique », a-t-il dit, rassurant les dirigeants africains et les entrepreneurs que la BAD et ses partenaires vont faire des cofinancements, des syndications nécessaires pour réussir tous les projets mobilisés.
Au sortir d’une réunion avec la panoplie des banquiers, trois points ont été arrêtés, affirme Adesina : travailler sur les zones de transformations agricoles, développer les chaînes de valeur pour fabriquer des batteries au lithium et réaliser un programme d’électricité de 20 milliards de dollars dans 11 pays qui va toucher 250 millions de personnes. C’est pourquoi, il insiste sur la fabrication de panneaux solaires en Afrique.
En rappel, les deux premières éditions ont permis d’identifier un portefeuille de transactions évaluées respectivement à 46,9 milliards de dollars US et 67,7 milliards de dollars US. Pour cette troisième édition, les prévisions initiales tablaient sur 100 milliards au cours de ce forum qui a mobilisé 1800 personnes de différents pays africains.
