Le rachat de Twitter par le sud-africain d’origine Elon Musk, pour un montant de 44 milliards de dollars, a bénéficié d’une aide aussi discrète que décisive des saoudiens. Ainsi, la holding Kingdom Holding Company a annoncé, vendredi 28 octobre, le transfert de ses parts et de celles du prince Al-Walid ben Talal (de son nom complet Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud, 55 ans) des actions Twitter actuelles à la nouvelle société, devenant ainsi le « deuxième actionnaire » de la compagnie après Elon Musk.
KHC a été créé par le prince Waleed bin Talal, le petit-fils du fondateur de l’Arabie saoudite, Abdul Aziz ibn Saud. Il detient 16,9 % du fonds souverain saoudien, un fonds de plusieurs milliards de dollars géré par le prince héritier Mohammed bin Salman (MBS) , qui a fait un certain nombre d’investissements de grande envergure tels que l’achat du club de football de Newcastle.
L’investisseur et milliardaire saoudien, le prince Al-Walid Ibn Talal, qui s’était initialement opposé au rachat, a aussi accepté d’intégrer sa participation de 1,89 milliard de dollars dans l’opération, selon un document déposé auprès de l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, a précisé la même source.
