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Côte d’Ivoire : les entreprises déplorent un environnement fiscal « trop contraignant »

Les entreprises ivoiriennes pâtissent de l’environnement fiscal, parafiscal et réglementaire encore trop contraignant, selon l’organisation patronale. « S’il est vrai que notre pays a réalisé des réformes et des progrès significatifs depuis 2012, force est de constater que de nombreuses pesanteurs freinent encore le développement harmonieux du secteur privé en général et de nos PME…

Les entreprises ivoiriennes pâtissent de l’environnement fiscal, parafiscal et réglementaire encore trop contraignant, selon l’organisation patronale.

« S’il est vrai que notre pays a réalisé des réformes et des progrès significatifs depuis 2012, force est de constater que de nombreuses pesanteurs freinent encore le développement harmonieux du secteur privé en général et de nos PME en particulier. Il s’agit notamment de l’environnement fiscal, parafiscal et réglementaire encore trop contraignant pour les entreprises formelles, des lenteurs et de la complexité de certaines procédures administratives, de la multiplicité des licences d’affaires pour ne citer que ces exemples », a indiqué le président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci), Jean Marie Ackah.

Face à la presse ce mardi 18 octobre à Abidjan, le président du regroupement patronal a signifié que  la fiscalité en Côte d’Ivoire n’est pas assez incitative, mais qu’elle est plutôt contraignante. Et que les entreprises subissent la pression fiscale de plus de 25%.

Pour lui, il faudrait revoir cette pression fiscale et la ramener à peut-être 20%. Soutenant que le patronat est pour une amélioration des recettes fiscales en Côte d’Ivoire, mais avec une approche différente de celle l’Etat dans cette politique d’amélioration.

« Déboucher sur une réforme fiscale non risquée »

Dans le même ordre d’idée, Jean Marie Ackah reconnait également que ce n’est pas une problématique facile à gérer. Une réforme fiscale est un pari sur l’avenir, assure-t-il. Elle doit être, selon le patronat, une fiscalité d’investissement qui va générer plus d’attrait et d’investissement. Mais cela passe par l’élargissement de l’assiette fiscale en créant d’autres types d’impôts pour le secteur informel, et ne pas se focaliser seulement sur le secteur productif. « Nous avons espoir que nous allons faire bouger les lignes afin de déboucher sur une réforme fiscale non risquée, cohérente et équilibrée », indique le président de la Cgeci.

Cependant, la Confédération des entreprises note des améliorations dans l’environnement des affaires. « Le cadre institutionnel est robuste, un dialogue public-privé fort, le comité de concertation Etat secteur privé, l’association du secteur privé aux plans quinquennaux et au séminaire gouvernemental », affirment les patrons.

Concernant la dette intérieure, le patronat note un satisfecit aussi bien dans le paiement que dans les délais de façon générale. Ajoutant que l’organisation dispose d’un fonds de garantie de trois (3) milliards de FCFA logé dans une banque. Ce fonds, qui passera bientôt à six (6) milliards selon la Cgeci, permettra aux champions nationaux de pouvoir bénéficier de prêts pour booster leur activité.

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